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LE NEW DEAL FLAMAND POUR LA BELGIQUE ? |
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Raymond WATRICE |
C’est ce que nous propose le président du gouvernement flamand, Kris Peeters, CD&Vlaams ! Ouais ! Mais quelle Belgique ? La België-Belgique ? Ou la Belgique à la 1830 ? Ou la Belgique à définir : fédérale ou confédérale ?
Kris Peeters commence par rappeler la position flamande dans le dossier BHV : « Vous savez comme moi ce qui figure dans l’accord du gouvernement flamand : la scission de l’arrondissement électoral BHV comme réponse logique à l’arrêt de la Cour constitutionnelle ».
Encore faut-il s’entendre sur l’arrêt de la Cour constitutionnelle ! Elio Di Rupo, président du PS, affirme que « la Cour constitutionnelle n’a jamais dit qu’il fallait scinder l’arrondissement électoral Bruxelles-Hal-Vilvorde… Pour la première fois, ajoute-t-il, le Premier ministre en personne (Yves Leterme, CD&Vlaams, ndlr) a dit la vérité. C’est une ouverture importante ». Et la vérité, la Cour institutionnelle impose une « solution » ! Alors ? Solution négociée, selon les francophones ; solution imposée, selon les Flamands ! Une certitude : un dialogue s’impose ! Pour Kris Peeters, c’est oui au dialogue : « … Je veux aujourd’hui reprendre ce dialogue avec la volonté de réaliser un New Deal pour la Belgique. Mais, au préalable, je dois évidemment savoir si les francophones sont prêts, eux aussi, à se mettre à table pour y travailler. Cette bonne volonté francophone n’est pas très claire… ».
La Flandre, elle, voit le problème clairement ! Mais, il faut concrétiser d’abord certains dossiers qu’elle estime majeurs. Ces dossiers :
1. une réglementation douanière fédérale, performante et efficace qui permet la réalisation des ambitions de la Flandre en matière de déploiement de son réseau d’oléoducs, de liaisons routières, ferroviaires, maritimes et fluviales ;
2. le Fédéral doit attribuer à la Flandre la compétence en matière d’emploi pour dynamiser le marché de l’emploi et « tenir compte au maximum de sa situation et de son approche » ;
3. la Flandre doit disposer d’instruments adéquats pour s’attaquer à la crise : la fiscalité, une nouvelle loi de financement, la politique de l’emploi.
« Nous avons besoin de ce New Deal pour la Belgique », soutient Kris Peeters, CD&Vlaams, ministre-président de la Région flamande. Un New Deal à la flamande, à prendre ou à laisser ! Cela s’appelle, selon les Flamands, une solution négociée !
Kris Peeters annonce la couleur noire et jaune : « … Nous disposons d’un manager de la réputation de la Flandre, un « reputatiemanager ». Et lors de la présidence européenne, nous donnerons à l’extérieur l’image d’une Flandre tolérante et ouverte. Une grande campagne est prévue à cet effet… ».
Les politiciens francophones, les Elio Di Rupo, Laurette Onkelinx, Didier Reynders, Joëlle Milquet et autres, sans parler des Ecolos, doivent, en allant s’asseoir à la table dite de « négociation » plier le genou… Comme d’habitude !
Raymond WATRICE |
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Date de parution : 12/01/2010 |
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